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Qui sommes nous ?

Je suis Adlen Kamoun, né en France en 1968, originaire de Sfax, culturellement soufi et ancien Senior Manager auprès d'un des leaders mondiaux de la stratégie et du consulting, le cabinet américain Accenture. J'ai ensuite rejoint le cabinet Onepoint, leader français de la transformation digitale.

Une obsession qui part de loin !

J'ai eu littéralement l'obsession des grandes civilisations, et surtout des grands projets, dès l'âge de 12 ans, en voyant un reportage sur la Grèce antique, les grands monuments, l'organisation de la cité, les intellectuels, les conquêtes militaires.

Une obsession qui s'est traduite par plusieurs années de ma jeunesse à retranscrire, tous les soirs, tous les week-ends, pendant chaque vacance, dans des dizaines de cahiers, toutes les informations que je pouvais trouver sur les grandes civilisations, et ceci sans internet. Des heures et des heures de lecture de livres et d'encyclopédies trouvés dans les bibliothèques.

De la Grèce à Sumer, de Babylone à Carthage, puis de Rome à l'Empire arabo-musulman, à 16 ans j'étais devenu une encyclopédie vivante des grandes civilisations, avec déjà une frustration naissante au plus profond de moi-même face à la réalité de la Tunisie de ma jeunesse, où du fromage à la moutarde aux vêtements de marque, des articles de sport aux livres, des technologies du monde aux équipements les plus simples, nous manquions de tout.

La seule abondance était l'amour de nos parents et une joie de vivre familiale exceptionnelle, faite de soirées de darbouka et de matchs de volley avec un filet bricolé.

Mais avec en filigrane toujours la même question : Comment des chasseurs-cueilleurs ont-ils pu bâtir les plus grandes civilisations à partir de rien ?

Et pourquoi, 3 000 ans plus tard, nous qui avons tout le savoir disponible, sommes-nous condamnés à voir le monde évoluer sans nous, sur nos écrans de télévision, et aujourd'hui à travers nos smartphones et internet ?

Depuis l'âge de 16 ans, à chaque entretien, qu'il soit académique ou professionnel, chaque fois que quelqu'un m'a posé la question de ce que je voulais faire « plus tard » ou « dans ma carrière », y compris lors de mon embauche chez Accenture, j'ai inlassablement répondu : « Apprendre pourquoi l'Occident est devenu l'Occident et pourquoi nous nous sommes effacés, puis rentrer au pays pour transmettre ce savoir. » Ceci depuis l'âge de 16 ans.

Il faut le reconnaître : une arrogance à la fois naïve et crédule, mais si positive qu'elle fut, telle une seconde religion, le fil conducteur de toute ma vie.

Mon métier : un domaine d'expertise unique !

Le monde a connu une période que je ne détaillerai pas ici, les 30 glorieuses du consulting, de 1980 à 2008, une période qui a façonné en profondeur le monde globalisé que nous connaissons aujourd'hui.

En synthèse, voici quelques ordres de grandeur qui illustrent cette période où, jour et nuit, nous avons construit la mondialisation :

Entre 1980 et 2000, les grands cabinets de conseil sont passés d'environ 20 000 consultants à plus de 400 000 dans le monde. Une montée en puissance sans précédent, constituant une véritable capacité industrielle de transformation des États et des grandes entreprises.

Accenture, que quasiment personne ne connaît ici en Tunisie, dépasse aujourd'hui les 750 000 collaborateurs, tous issus des meilleures écoles du monde. Ils conseillent les 1 000 plus grandes entreprises, des GAFAM aux leaders de l'industrie, de la chimie, de la finance, des télécoms ou de la santé.

Le chiffre d'affaires des leaders du secteur est passé de quelques centaines de millions de dollars dans les années 70 à près de 50 milliards au début des années 2000. Le conseil est devenu, pour les 100 nations les plus modernes, un levier stratégique central, au cœur de toutes les visions prospectives, y compris en matière de sécurité ou de défense.

Dans le même temps, des secteurs entiers ont été recomposés. En France, le Crédit Agricole s'est structuré à partir de plus de 90 caisses régionales pour devenir un groupe intégré. Les Caisses d'Épargne, historiquement éclatées en dizaines d'entités, ont été progressivement regroupées jusqu'à former quelques grands ensembles.

Dans l'assurance, des groupes comme AXA ont construit un leader mondial présent dans plus de 50 pays, à travers une succession d'acquisitions et d'intégrations complexes.

Ces transformations ont structuré des centaines de programmes majeurs, souvent étalés sur 3, 5 voire 10 ans, mobilisant chacun plusieurs centaines de consultants et des budgets pouvant dépasser les 100 à 300 millions d'euros par programme.

C'est également durant cette période que les ERP se sont imposés comme standard mondial. SAP est passé de quelques centaines de clients dans les années 80 à plus de 50 000 entreprises équipées dans les années 2000, structurant en profondeur les opérations, la finance et la logistique des grands groupes.

En parallèle, les flux d'investissements directs étrangers ont été multipliés par plus de 10 entre 1980 et 2007, accompagnant la mondialisation des chaînes de valeur, des organisations et des systèmes d'information.

Rien de tout cela ne s'est fait spontanément ou par hasard. Tout a été pensé, modélisé, structuré, exécuté avec un prérequis déclencheur dont personne ne parle :

  • Les centrales nucléaires en Occident rendent l'énergie disponible à un prix faible
  • Les technologies client-serveur permettent une centralisation et une gestion massive de l'information, ainsi que la mise en œuvre de processus complexes transnationaux
  • Les stratégies financières mettent à disposition des entreprises des budgets massifs pour Financer ces transformations
  • Les États structurent la commande publique pour soutenir leurs champions

Et au cœur de cette mécanique, un métier s'est imposé, discret, complexe et décisif : celui d'architecte et de pilote de ces grands programmes.

J'ai eu la chance d'être au cœur de ces transformations, au sein d'organisations comme Crédit Agricole, Caisses d'Épargne, AXA, Allianz, Air France, Total, Air Liquide, Rhodia, BNP Paribas, Société Générale, SNCF, plusieurs ministères, ainsi que de grands centres de recherche.

Ainsi, j'ai participé à la transformation de 22 entreprises du CAC 40. Avec un métier unique, celui d'architecte et de pilote des grandes transformations. Un métier qui ne s'apprend pas à l'école, mais sur le terrain, dans la complexité du réel, sur la ligne de front de ces programmes hors norme, et surtout dans les couloirs des grandes instances de décision, là où se jouent des arbitrages engageant des milliers de personnes et des milliards d'euros.

Un métier exigeant, total, qui ne tolère ni approximation, ni faiblesse, ni improvisation. Un métier pour lequel j'ai tout sacrifié : ma santé, mon couple, mes passions, mes loisirs.

Une vie à « Apprendre, comprendre, encaisser, recommencer ».

Jusqu'au jour où tout devient clair, limpide, comme une évidence. On se rend compte que cette discipline fait partie de vous, qu'elle structure implicitement toutes vos pensées, vos réflexions, vos réflexes, qu'elle imprègne votre ADN. Un signal clair pour revenir enfin au pays et vous dire, non pas ce que j'ai lu, mais ce que j'ai vécu dans ma chair.

Une transmission que je veux concrète, élégante et pertinente, que je vous livre à travers INTILAQ 2050.

La genèse d'une ambition souveraine

Bien que j'aie réalisé plusieurs grandes missions à cheval entre la Tunisie et l'Europe depuis 2007, c'est en 2018 que je décide de changer de vie pour me consacrer, à mon humble niveau, à l'avenir de notre nation. Je démissionne et prends une année sabbatique qui deviendra en réalité deux années et demie consacrées à comprendre en profondeur la réalité de notre pays.

En 2018, après avoir exploré plusieurs espaces politiques et différents collectifs, j'ai réalisé qu'aucun d'entre eux ne permettait de penser sérieusement l'avenir à long terme du pays.

Impossible de mettre en place le moindre plan d'action, la moindre séance de travail structurée. Et lorsque vous arrivez avec des propositions concrètes, vous vous retrouvez face à une assemblée de personnes n'ayant aucune compétence sur le sujet, des personnes qui, bien souvent, n'auront pas lu la moindre ligne de vos analyses mais qui, avant même de vous écouter, vous expliqueront pourquoi cela ne marchera pas et pourquoi vos propositions n'ont aucun intérêt.

J'ai donc quitté cet écosystème qui allie égos surdimensionnés et absence de travail de fond pour tout reprendre seul, avec une idée simple : poser sur papier une trajectoire claire pour la Tunisie, fondée sur la souveraineté, la résilience et l'humanité, en appliquant les méthodes si durement apprises auprès de l'un des plus grands cabinets au monde.

Au fil des rencontres, un collectif s'est formé. Des jeunes, des experts, des hauts fonctionnaires. Ensemble, nous avons arpenté les régions, écouté les douleurs, étudié les rapports oubliés. De ce travail est née une œuvre structurée : le premier plan de transformation systémique de la Tunisie, articulé autour de piliers stratégiques interconnectés.

Un plan simple mais concret, publié en synthèse en 2021, qui paradoxalement n'a suscité aucun intérêt de la part des sachants, mais que la société civile, elle, a applaudi, m'incitant à lancer la seconde phase : produire les analyses détaillées pour finaliser l'ensemble de cette proposition de transformation. Nous arrivons aujourd'hui au bout de la version 3, avec l'objectif de publier l'ensemble de ce travail d'ici 2027.

Au-delà de la technocratie : un projet de civilisation

Contrairement à ce que certains pourraient penser, INTILAQ 2050 n'est pas un projet technocratique froid et hors-sol.

Nous avons continuellement dénoncé le mythe destructeur du « gouvernement de compétence », si cher à une partie de notre classe politique, qui, depuis 2011, justifie les pires alliances contre nature en expliquant que le miracle viendra de cette approche. Cette idée n'a aucun sens, et nous en connaissons tous les résultats.

Plus de 450 ministres dits « de compétence » se sont succédé depuis 2011, sans jamais se poser la question fondamentale de la cohérence, c'est-à-dire de l'idéologie.

On ne définit pas une stratégie sociale, énergétique, agricole ou diplomatique par les compétences. Je le répète « Cela n'a aucun sens ».

Ces grands sujets de la nation sont définis par une idéologie, c'est-à-dire par la vision que l'on a du monde et de la place que nous souhaitons construire pour notre nation dans ce monde.

Vendre les entreprises publiques ou les structurer pour assurer notre souveraineté sur les domaines clés de l'État ne relève pas d'une compétence technique, mais d'un choix de vision.

Protéger nos enfants, garantir l'inclusion, assurer un partage équitable des ressources, mettre en place une justice qui protège, accompagner nos citoyens les plus fragiles : cela ne se décide pas sur la base d'un CV, mais sur la base d'une conviction profonde. C'est seulement un fois cette vision établie, que les compétences permettent ensuite de décliner cette orientation en organisation et en plan d'action.

Ainsi, ma conviction est simple : la politique n'a de sens que si elle sert un véritable projet de civilisation. Un projet enraciné dans nos réalités, porté par une vision claire, et capable de redonner un horizon collectif aux Tunisiens. Il suffit de lire Ibn Khaldoun pour s'en convaincre.

INTILAQ 2050 veut donc bâtir une nouvelle Asabiyya tunisienne, un lien invisible de solidarité et de sens entre le pêcheur de Kerkennah et l'agriculteur de Béja, entre les ingénieurs et les artisans, les entrepreneurs et les fonctionnaires, les sachants et les non-sachants, les jeunes et les moins jeunes.

Un lien invisible mais réel, qui redonne à tous l'espoir d'un chemin possible vers un avenir de sens, de justice et de progrès.

De la réflexion à l'action : l'objectif de la Fondation

Mon ambition pour INTILAQ 2050 dépasse la simple production de documents complexes que, finalement, peu de personnes liront. Pour garantir l'impact de ce travail, notre objectif est de structurer cette initiative autour d'une Fondation dédiée à trois missions claires :

  • L'Open Source stratégique et apolitique : mettre gratuitement à disposition des citoyens et des décideurs l'intégralité de nos travaux. Le savoir stratégique doit être un bien commun. Nous définissons deux types de messages : des vidéos simples à destination de tous et des documents professionnels à destination des sachants.
  • La transmission : proposer des formations et un partage de méthodologie pour les acteurs publics qui souhaitent moderniser l'État ou les organisations de la société civile.
  • Les démonstrateurs : accompagner des projets pilotes concrets sur le terrain pour démontrer que nos solutions, qu'elles soient énergétiques, industrielles ou sociales, sont opérationnelles et reproductibles.

Un appel à la contribution

Prenez le temps de lire, de juger, de critiquer et surtout d'enrichir ce travail. Tout le monde est le bienvenu, à partir du moment où vos objectifs ne sont pas politiciens mais réellement au service du bien commun.

Le livre fondateur est en cours, notre site est relancé, et nos analyses reviendront occuper l'espace public.

INTILAQ 2050 est une promesse pour une nouvelle Asabiyya : celle d'un avenir assumé, construit et désiré.

Que Dieu nous protège et que le destin se fasse.

Adlen Kamoun
Tunis, Janvier 2025

A la mémoire d'un patriote

Notre communauté ne se revendique d’aucun clivage. Ni gauche, ni droite, ni traditionaliste, ni moderniste, du Nord au Sud, de l’Est à l’Ouest, d’ici ou d’ailleurs, nous faisons le trait d’union entre tous les amoureux de nos Régions, de notre Patrimoine, de notre Histoire, de notre Nature, de notre Identité, de notre Peuple en un mot de notre pays la Tunisie.
Dr Radhi Belkahia
décédé de la COVID-19 le 14 mai 2021

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